L’importance des «Soft Skills» auprès des recruteurs

Aujourd’hui, les entreprises se montrent de plus en plus réceptives aux passe-temps des candidats. En effet, sur un CV, les simples inscriptions telles que « Lecture, voyage, cinéma et sport » ne suffisent plus. Mais pourquoi les recruteurs ont soudainement développé un intérêt pour les centres d’intérêts des candidats ?

Des entreprises à la recherche de compétences humaines

Pendant très longtemps, les « Soft Skills » ou compétences humaines et autres projets personnels, ont été reléguées au second rang derrière les « Hard Skills » ou compétences techniques, diplômes et logiciels maîtrisés. Cependant depuis quelques années, cette tendance est en train d’évoluer et tend même à impacter les secteurs qui ont pendant très longtemps uniquement privilégié les aptitudes professionnelles. En 2017, l’Académie Britannique des Sciences Médicale a lancé, une campagne de communication intitulée « MedSciLife » sur son site internet : « nous croyons que le temps en dehors du travail a le potentiel de nourrir la créativité, de renforcer la résilience et de donner de nouvelles perspectives sur les problèmes existants, précisément les compétences qui permettent une meilleure qualité de recherche ».

L’Académie partage ainsi les histoires de chercheurs qui bricolent, qui s’engagent, qui cuisinent, qui collectionnent… En outre, Madame Bailey Sousa, Directrice de l’Université d’Alberta, explique que ce type d’initiative peut servir de modèle et montrer que les passe-temps font partie de l’identité professionnelle : « Cela diffuse des signaux culturels importants, qui montrent que la réussite scientifique et la vie à côté ne sont pas nécessairement incompatibles ».

Les Centres d’intérêts définissent les candidats

Posées intelligemment et au bon moment, les questions sur les centres d’intérêts d’une personne permettent à un recruteur avisé de déterminer si cette dernière sera capable ou non de s’intégrer à un poste.

Plus précisément, les centres d’intérêts sont des indicateurs de personnalité très performants. Par exemple, le capitaine d’une équipe de sport est supposé être un bon Leader. Un passionné de menuiserie quant à lui aura de grandes chances d’être une personne appliquée et autonome. Le trésorier d’une association est sans aucun doute quelqu’un d’organisé et un bon gestionnaire… Ces capacités, même si elles ont été acquises hors du cadre professionnel, sont la preuve des compétences d’un candidat dans un domaine. Un individu qui n’a jamais eu de fonction d’encadrement, mais qui a déjà coordonné une association, sera à même d’endosser un rôle de Manager.

Par ailleurs, avoir des centres d’intérêts, quels qu’ils soient, rend plus créatif. C’est ce que soulignait Steve Jobs dans une interview pour le Magazine Américain « Wired » en 1996 : « La créativité, c’est simplement connecter les choses. Lorsque vous demandez aux gens créatifs comment ils ont eu une idée, ils répondent que ça leur paraissait évident. C’est parce qu’ils ont pu connecter les diverses expériences qu’ils ont vécues. Et la raison pour laquelle ils ont pu le faire, c’est qu’ils ont eu plus d’expériences ou qu’ils ont davantage réfléchi à leurs expériences que les autres ».

Trouver l’équilibre entre « Hard Skills » et « Soft Skills »

De nos jours, un recruteur recherche en priorité à savoir auprès d’un candidat s’il sera à même de relever de nouveaux défis, gérer des situations complexes, résoudre des problèmes, manager une équipe… Les entreprises ont donc à présent davantage besoin de talents et de compétences liées aux « Soft Skills » plutôt qu’au « Hard Skills ».

De ce fait, les postulants à la personnalité ou au parcours peu orthodoxe peuvent dorénavant jouer de ces atouts. En effet, aujourd’hui beaucoup de recruteurs attachent de l’importance aux centres d’intérêts et aux hobbies indiqués sur un CV et presque tous ont pris l’habitude de poser des questions en ce sens lors de l’entretien. Par ailleurs, une grande majorité d’entre eux déclarent qu’ils se sont déjà laissé convaincre par des profils qui dédient beaucoup de temps à des projets personnels.

En conclusion, au même titre que les expériences professionnelles, il est également primordial pour un candidat de présenter les compétences qu’il a acquis via ses centres d’intérêts. Nous vous conseillons alors en entretien d’expliquer ce que vos « Soft Skills » apportent à votre profil et comment alimentent-t-elles votre identité professionnelle, car c’est peut-être cela qui fera de vous le candidat idéal.

Source : Welcome to the Jungle

Publié le 30/04/2020


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